Les plastiques : de leur entrée dans l’environnement à leur devenir ultime.

Quelles sont les quantités apportées par chacune des sources de contamination (rivières, fleuves, côtes, mer), quel est le véritable niveau de contamination des océans (surface, colonne d’eau, fonds marins, sédiments) et comment modéliser le cycle du plastique en tenant compte du continuum terre- mer jusqu’aux abysses ? De nouveaux protocoles scientifiques doivent être mis au point pour tenir compte de toutes les échelles allant des macro-, aux micro- et nano-plastiques. De nombreuses connaissances fondamentales sur le comportement et le devenir ultime des plastiques dans l’environnement restent à acquérir. Afin d’évaluer les temps de dégradation des polymères dans un milieu aussi complexe que l’environnement, il est plus que jamais nécessaire de comprendre les liens entre leurs propriétés structurales et/ou morphologiques et leurs processus de (bio) dégradation et de fragmentation.

Impacts des plastiques et risques à long terme.

Quels sont les impacts de l’accumulation des plastiques dans le milieu aquatique sur les organismes et le fonctionnement des écosystèmes ? Comment les micro- et nano-plastiques ainsi que les contaminants associés interagissent-ils avec les enveloppes cellulaires et quelles sont leurs capacités de transfert au sein des tissus et des cellules ? La toxicité des microplastiques réside dans le fait qu’ils se composent d’un mélange complexe et dynamique de polymères et d’additifs, auquel les matières organiques et les contaminants chimiques et biologiques peuvent de plus se lier. Les mécanismes de colonisation et de formation du biofilm, le rôle des plastiques dans la vectorisation d’espèces, la biodégradabilité des polymères sont autant de sujets qui doivent être approfondis. Prenant en compte la grande diversité des plastiques et la complexité du milieu naturel, la recherche menée en laboratoire doit également se doter d’une dimension écosystémique.

Des pistes pour le futur. Quelles sont les solutions à privilégier ?

Comment une communauté scientifique interdisciplinaire peut-elle répondre à cette demande sociétale, environnementale, économique et politique ? Il est nécessaire dans les années à venir de pouvoir proposer des polymères innovants alternatifs, dont la biodégradabilité pourra être contrôlée en jouant sur leur physico-chimie, et dont on anticipera, dès leur conception, le devenir et les impacts potentiels en fin de vie. Pour tenir compte de la dimension sociale et économique du problème de la pollution plastique des océans, les questions relatives à la mise en place de nouveaux modèles économiques et à la perception des enjeux environnementaux par la société seront aussi posées.

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